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1635 : A Parcel of Rogues

dimanche 15 septembre 2019, par von Bek

Eric FLINT (1947-) & Andrew DENNIS

Etats-Unis, 2016

Dans 1634 : The Baltic War, le lecteur avait pu assister à l’évasion spectaculaire de l’ambassade étatsunienne retenue prisonnière dans la fameuse Tour de Londres, grâce à la complicité de Yeomen - les célèbres gardiens de la Tour -, et emmenant dans leur sillage non seulement Wentworth, Premier ministre déchu, mais aussi et surtout Oliver Cromwell, régicide potentiel, ce qui lui avait valu son incarcération préventive. Mais que sont-ils devenus ?

Ecrit presque dix ans après, 1635 : A Parcel of Rogues vient répondre à la question en mettant en scène la chasse à l’homme menée par un ruffiant irlandais au service du nouveau Premier Ministre Richard Boyle, lord Cork, auprès d’une partie des fugitifs, l’autre sous la direction d’Harry Lefferts ayant quitté le pays. Après quelques péripéties dans les Fens - les marais à l’Ouest de l’Est Anglie - pour récupérer les enfants Cromwell, c’est le tour du couple MacKay de venir récupérer leur progéniture, moins nombreuse puisque se limitant à une unité, en garde chez laird MacKay. Cependant ce refuge n’en est pas un. D’abord parce qu’historiquement l’Ecosse de l’époque est au bord de la guerre civile, divisée entre les Presbytériens Convenanters et les Episcopaliens royalistes, ce qu’à leurs habitudes les auteurs intègrent au récit via des personnages historiques ou quelques échanges bien sentis entre papistes et parpaillots (pour reprendre une terminologie française). Ensuite parce que le roi Charles Ier, très diminué depuis son accident dans The Baltic War qui règne sur les deux royaumes, entend bien conforter son pouvoir en imposant en Ecosse son autorité en tant que roi et chef de l’Eglise, via un lieutenant-général, lord Mountrose, bien en peine de devoir mener une politique dont il craint davantage qu’elle ne mette le feu aux poudres plutôt qu’elle ne maintienne l’ordre, une notion très relative parmi ce ramassis de voyous qui forment la nation écossaise comme le proclame le poète Robert Burns dans un poème en 1791 (« Such a Parcel of Rogues ») à l’origine du titre du livre. Pour couronner le tout, le fanatique huguenot Michel Ducos, apparu dans The Galileo Affair vient mettre son grain de sel.

Mêmes causes, mêmes effets a-t-on l’habitude de dire. Comme dans The Galileo Affair, le contexte complexe mais passionnant n’est pas utilisé au mieux pour le récit et les conséquences sur le cours des histoires écossaises et anglaises ne sont pas évoquées. L’évolution de Cromwell semble peu réaliste en dépit des efforts pour maintenir une façade de puritanisme et ce n’est pas dans ce roman que l’on voit se mettre en place son implication dans la politique anglaise. Cromwell est ici plus romantique que puritain. Encore une fois, j’ai donc trouvé le roman frustrant.

Cependant le laps de temps écoulé entre The Baltic War et cette suite pourtant immédiate dans le temps de la narration me laisse penser que les marges de manoeuvre de cette histoire étaient plutôt étroites.

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