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WALL-E

samedi 7 mars 2009, par Mary Poppins

Andrew STANTON (1965-)

Etats-Unis, 2008

Et encore un succès pour les studios Pixar ! Encore ! Mérité ? Amplement, je pense ! Même si Pixar profite de l’engouement planétaire pour justement "sauver notre planète", le message passe sans trop user de culpabilité mais plutôt en jouant sur l’ironie.

Il fallait quand même oser : faire donner une leçon d’humanité par deux robots ! Alors on peut reprocher l’anthropomorphisme des robots [1], les bons sentiments, le "ça finira bien", le finalement "tout n’est pas perdu".

Mais bon, non seulement il s’agit d’un film produit par Disney (et je doute d’être encore en vie pour voir le jour où Disney nous fournira une fin tragique !). De plus, il s’agit d’une comédie et pas d’un film pour défendre les grandes causes. Enfin, ce film reste un film d’animation destiné aux enfants et ils auront bien le temps de voir des tragédies dans la "vraie vie".

Film destiné aux enfants ? Certes, l’histoire de base est simple : un robot amoureux qui veut retrouver sa copine et la sauver des méchants (le mythe du prince charmant à encore de beaux jours devant lui), mais ce qui entoure cette histoire est non seulement drôle mais donne matière à réflexion. Par exemple, que le capitaine du vaisseau regarde les photos de ses prédécesseurs plus minces (voire maigres car il est vraiment super obèse, le capitaine !) souligne que nous devenons trop gros. Mon passage préféré est le moment où une voix dans le haut-parleur décrète que le bleu est à la mode et tous les personnages humains changent instantanément la couleur de leurs vêtements : ça fait peur mais c’est vrai !
C’est à se demander comment il peut y avoir des enfants sur ce vaisseau vu les contacts humains. Pixar a le don d’appuyer là où ça fait mal. Déjà, dans Toy Story 2, il a épinglé les collectionneurs de jouets avec le message suivant "un jouet est fait pour jouer et non pas pour être conservé dans sa boîte, dans une vitrine et pour être hypothétiquement revendu !" [2].

Bref, ils nous mettent gentiment en boîte en espérant que nous réagirons sous nos sourires. Je ne pense pas qu’ils veuillent changer radicalement le monde mais si un ou deux enfants vont faire du foot (ou tout autre sport) au lieu de passer une après-midi affalés sur le canapé, à boire du soda, ça ne fait pas de mal non plus.

WALL-E est un film d’animation agréable à regarder, bourré d’humour et d’ironie qui est certes fabriqué pour plaire au plus grand nombre mais c’est aussi parce que celui-ci se reconnait dans les personnages, et je ne vise pas là les robots, sympathiques mais un peu stéréotypés, mais je pointe bien les humains obèses, derrière leurs écrans en permanence [3], abreuvés de... on ne sait pas trop en fait, ça sert à manger et à boire, noyés dans la pub, bref d’adorables robots, ironiques non ?


[1NDLR : ah parce que tu trouves que WALL-E ressemble à un Homme ??? Cette caisse à savon ? Ah oui je vois, ce sont les yeux...

[2PTDR

[3Qu’est-ce qu’ils foutent derrière les écrans ??? C’est tellement mieux devant !

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