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Le cadavre rieur

Mordu ?

samedi 13 février 2010, par von Bek

Laurell K. HAMILTON (1963-)

Etats-Unis, 1994, Laughing Corpse

A peine un an après le premier volume des aventures d’Anita Blake (cf. Plaisirs coupables) paraissait déjà le deuxième volume, à nouveau intitulé d’après un bar ou une boîte de nuit de Saint-Louis, Missouri, cadre des aventures de la réanimatrice de morts. Laurell K. Hamilton recentre d’ailleurs son récit sur cette fonction première de son héroïne et sur les zombies qui en découlent.

Les talents d’Anita sont ici particulièrement sollicités mais elle ne les accorde pas à tout le monde : si elle les refuse à l’interlope et turpide Harold Gaynor qui a besoin d’elle pour un travail pas très propre mais généreusement rétribué l’obligeant à des moyens de contrainte moins diplomatiques, elle les accorde pleinement à la brigade spéciale qui l’emploie comme consultante pour retrouver un zombie particulièrement féroce et quelque peu atypique semble-t-il puisque l’enquête l’amène à rencontrer Dominga Salvador, la grande prêtresse du vaudou. Entre les deux femmes à l’éthique si différente, le courant passe mal et Anita Blake se retrouve rapidement à devoir slalomer pour éviter les zombies ou les sbires de Gaynor.

Moins féminin que Plaisirs coupables, Le cadavre rieur réconciliera peut-être la gente masculine avec la série.

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D’une part, l’intrigue est un peu plus travaillée et plus rigoureuse, rejoignant celle d’une enquête policière. D’autre part, ce deuxième opus a les qualités du premier à savoir un imaginaire qui ne se contente pas des poncifs du genre mais cherche à planter un univers assez construit et approfondi. D’autres éléments, présents auparavant comme une certaine sensualité cohabitant avec une violence qui ne dédaignent pas les détails anatomiques ou sanglants, achèvent de définir ce qu’on doit pouvoir appeler la griffe Anita Blake. Se dessine aussi, toujours dans le prolongement de Plaisirs coupables, une tendance à la surenchère dans les dangers et les adversaires dont l’héroïne triomphe, un peu à l’image des mangas ou des séries télévisées. Une évolution sans doute un peu prématurée pour un deuxième volume...

Bien sûr, les questions vestimentaires de miss Blake demeurent et ces dames pourront en rire, car en définitive n’est-elle pas habillée toujours pareil ? Pour les unes comme pour l’autre (sexe), Le cadavre rieur se lit avec un certain plaisir et un plaisir certain.

Suivi par : Le cirque des damnés

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