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LESBIAN VAMPIRE KILLERS

Gode don’t save the Gouines

samedi 25 juillet 2009, par von Bek

Phil CLAYDON (1976-)

Grande-Bretagne, 2009

James Corden, Mathew Horne, MyAnna Buring, Paul McGann, Silvia Colloca

Sans doute conviendrait-il de préciser que ce sont les vampires qui sont lesbiennes dans ce film mais en fait Lesbian Vampire Killers (LVK) n’est pas un film à s’embarrasser des convenances. Il cultiverait même une certaine vulgarité assez adipeuse !

Au Moyen Age, Carmilla, reine vampire, terrorise le petit village de Cragwich en séduisant et vampirisant toutes les jeunes femmes à commencer par celle de sir MacLaren, parti en croisade. A son retour, ce dernier fait forger une épée magique et tue la reine non sans que celle-ci ait le temps de le marquer et de maudire le village pour des siècles. Et c’est dans ce même village que débarquent de nos jours deux pauvres loosers, Jimmy et Fletch, en randonnée dans le Norfolk pour oublier leurs problèmes personnels parce qu’Ibiza est trop cher. A la grande joie de Fletch, les villageois les orientent vers un refuge où ils ont déjà envoyé quatre jeunes filles sémillantes et accortes, mais les jeunes gens ignorent que c’est ainsi que les habitants du crû, au grand dam de leur vicaire, alimentent les vampires lesbiennes que deviennent leurs filles à leur majorité. La rencontre de Jimmy, dernier descendant des MacLaren, et de Lotte, jeune vierge, réunit les conditions à la résurrection de la reine vampire...

Voilà un film gras, racoleur et irrespectueux à souhait. Son humour ne compte aucune subtilité, comme en témoigne le pommeau phallique de l’épée magique, mais il ne s’embarrasse aussi d’aucune correction politique. Le personnage de Fletch (James Corden) illustre bien cette tendance : looser grassouillet qui vient de prendre son job de clown pour avoir giflé un enfant, il ne pense qu’avec son pénis et ne se tient plus devant le quatuor accorte de Lotte, Anke, Trudi et Heidi (un autre exemple de l’humour du film). Par manque de chance pour lui, les fort jolies vampires sont toutes lesbiennes. Par opposition, Jimmy (Mathew Horne), l’élu, est un personnage falot, gentil mais pas doué, incapable de sauver qui que ce soit.

A côté d’un vocabulaire sexuellement choisi et des tenues sexy, mais plus décentes que dans bien des vidéos pour la panoplie de donzelles que compte le film, celui-ci ajoute à la parodie de la sexualité, une parodie du film d’horreur. LVK s’inscrit en effet dans une tendance ancienne et une récente : d’une part celle du lesbianisme vampirique qui trouve ses origines dans le roman Carmilla (1872) de Sheridan Le Fanu, mais qui a déjà largement été exploitée au cinéma ; d’autre part une nouvelle tendance à la parodie du film d’horreur qui s’est développée dans le cinéma comique britannique depuis Shaun of the Dead (2004). Tout comme Simon Pegg s’est produit sur les planches dans un one-man-show, les deux acteurs Horne et Corden forment un duo comique de la BBC.

LVK aura donc largement de quoi déplaire mais il est pourtant un nanar assumé des plus drôle à regarder. En attendant The Gay Werewolf Hunters !

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