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HACKERS

hacker vaillant, rien d’impossible

samedi 5 mars 2011, par von Bek

Iain SOFTLEY (1958-)

Etats-Unis, 1995

Johnny Lee Miller, Angelina Jolie, Fisher Stevens

Parfois diffusé sur les chaînes francophones sous le titre de Hackers. Les pirates du cyberspace (et encore il tend à se réduire à un sobre Les pirates à la télévision !), parce qu’il n’est jamais sorti sur les grands écrans français, Hackers ne fait sans doute que frôler la SF (en revanche il s’abîme sans doute dans l’irréalisme technologique) mais se réclame clairement d’une culture technologique avancée par ses nombreuses références comme Le manifeste du Hacker, cité sur l’affiche, la lecture de 2600 : The Hacker Quaterly dont le fondateur Eric Corley était consultant sur le film, l’utilisation du nom de l’ordinateur Gibson par référence au pape du cyberpunk, ou encore ses pseudo comme Acid Burn et Crash Override. Si on y ajoute une certaine revendication libertaire, on ne peut pas dire que des efforts n’ont pas été faits, jusque dans le scénario.

Sept ans après sa condamnation à onze ans pour avoir infecté massivement le réseau informatique de nombreuses sociétés, Dade Murphy emménage avec sa mère à New York et fait la connaissance dans son nouveau lycée d’autres geeks dont le plus jeune, afin de s’intégrer au groupe, pirate et subtilise des données dans l’ordinateur géant d’une multinationale. Mal lui en a pris car ce faisant il met la main sans le savoir sur une partie d’un programme de détournement de fonds mis au point par le responsable de la sécurité électronique de la boîte. Ce dernier met aux trousses de la bande la brigade de lutte contre le cyberpiratage.

L’intrigue se veut donc un minimum tordue. Le résultat ne convainc pas cependant. Les non-initiés tendront à trouver ridicules et infantiles les personnages et leur culture adolescente dans l’apparence (mais pas dans le savoir-faire attribué). Ainsi Emmanuel Goldstein (Matthew Lillard), même si son nom est emprunté à 1984, tient plus du guignol que du petit génie du clavier, surtout avec son pseudo de Cereal Killer. Les gens du milieu de l’époque ont dû trouver irréalistes les actions accomplies par les hackers ; ceux d’aujourd’hui auront le même sentiment qu’un enfant qui ayant grandi devant la télévision couleur, découvre le noir et blanc, devant les technologies employés dans le film (magnétophone à cassette pour enregistrer les sons des modems, disquettes 3"1/2...)

Au final peut-être sont-ce les non-initiés qui se satisferont de la partie romantique entre les personnages de Johnny Lee Miller et Angelina Jolie. Les adeptes du commérages pourront toujours retenir que c’est sur le tournage de Hackers que les deux acteurs firent connaissances et débutèrent leur relation.

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