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LADYHAWKE, LA FEMME DE LA NUIT

Michelle, ma belle

samedi 2 octobre 2010, par von Bek

Richard DONNER (1930-)

Etats-Unis, 1985, Ladyhawke

Matthew Broderick, Michelle Pfeiffer, Rutger Hauer, John Wood, Alfred Molina, Leo McKern, Ken Hutchison

1985 est un bon cru pour Richard Donner. Dans un même élan, il achève l’excellent Goonies et ce Ladyhawke, la femme de la nuit qui en dépit de sa sobriété en séduisit plus d’un. A moins que ce ne fut les beaux yeux de Michelle Pfeiffer...

Philippe Gaston, dit "La Souris", voleur de son état, a l’insigne privilège d’être le premier à s’évader des geôles de l’évêque d’Aquila lequel n’est pas du genre à laisser passer un tel manquement, émanât il d’un freluquet ! Outre que cet exploit vaut à la Souris de se retrouver avec la garde épiscopales aux basques, il attire aussi l’attention d’un chevalier errant, ennemi acharné du prélat. Redevable de sa liberté et de sa vie, Philippe s’attache au service du capitaine Philippe Navarre, mais le personnage est bien étrange, accompagné par un faucon, et la tâche n’est pas de tout repos, car une mystérieuse femme et un loup noir se manifestent la nuit venue. Il ne faut guère de temps au jeune homme mais quelque incident au cours duquel le faucon reçoit un carreau d’arbalète et les confessions d’un moine grassouillet, pour découvrir que la mystérieuse femme est faucon de jour et le capitaine loup la nuit sans que jamais l’un et l’autre ne se croisent sous forme humaine, conséquence d’une malédiction lancée par l’évêque d’Aquila, amoureux transi et repoussée de la jeune femme. Entre chien et loup, l’amour est impossible, alors entre faucon et loup... A moins qu’il n’y ait une solution.

Ladyhawke est la preuve qu’un bon scénario, mené avec poésie et délicatesse, peut faire oublier la modestie des moyens. La quasi-absence d’effets spéciaux - il n’y a pas de métamorphose mise en scène - ou leur médiocrité, comme les rayons du soleil qui baignent les deux amants un court instant visibles l’un à l’autre, ne nuisent absolument pas. Il faut dire qu’il s’agit d’abord d’une histoire d’amour que parsèment ça et là quelques scènes de combat. Les décors, tous naturels et italiens, suffisent à donner de belles images lorsqu’un professionnel comme Richard Donner est à la direction.

Il faut dire que le film est servi par trois acteurs alors de talents. Si Matthew Broderick et Michelle Pfeiffer sont au début de leurs carrières, le premier sortant de War Games de John Badham, la seconde du Scarface de Brian de Palma, Rutger Hauer et Matthew Broderick sont au sommet des leurs puisque l’acteur néerlandais alterne tournage américain et européen avec Ridley Scott (Blade Runner, 1982) ou Paul Verhoeven, tandis que l’acteur américain ne tournera guère plus que Family Business (Sidney Lumet, 1989) d’intéressant.

Au milieu de la SF florissante et de la fantasy naissante et encore timide du cinéma des années 80, Ladyhawke est une agréable et gentille surprise.

Messages

  • Il convient également de signaler que la musique du film fut réalisée par Andrew Powell et une bonne partie des membres de l’époque du Alan Parsons Project. Le résultat est un bon aperçu du style Alan Parsons, mélange de base rock et d’éléments orchestraux un rien emphatiques...

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