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GUARDIANS

dimanche 8 septembre 2019, par Maestro

Sarik ANDREASYAN

Russie, 2017

Avec Sebastien Sisak, Anton Pampouchny, Sanzhar Madiev, Alina Lanina, Stanislav Shirin.

La réponse russe aux Marvel et autres DC : voici comment l’on pourrait de prime abord qualifier Guardians. Il n’est pas jusqu’au final, ouvrant sur de possibles suites, et comprenant même une scène bonus placée après la première partie du générique, qui ne cultive le parallèle.

Durant la guerre froide, des expériences avaient été menées secrètement afin de produire des surhommes. Toutefois, ce programme souffrait de la rivalité entre deux scientifiques – un reflet des tensions internes que connut le programme spatial soviétique ? – dont Kuratov. Devant l’échec de ses recherches, ce dernier vole les travaux de son concurrent, met au point des surhommes sans leur consentement et se retrouve lui-même transformé. En fuite, il a finalement réussi à mettre au point un système de contrôle universel des appareils mécaniques, et s’en prend à l’armée russe. C’est pour cette raison qu’il est décidé de retrouver les surhommes conçus jadis et perdus depuis, afin de mettre un terme aux agissements de Kuratov. Ce sont les Guardians. Leur première attaque concertée contre le QG de Kuratov se solde toutefois par un fiasco, et le super-vilain peut entamer une marche victorieuse et destructrice sur Moscou. Heureusement, le retour du grand rival de Kuratov va contribuer à la reprise de l’offensive, d’autant plus nécessaire que Kuratov est en train de prendre le contrôle de tous les satellites de communication afin, bien sûr, de dominer le monde.

On le voit, le scénario ne s’embarrasse pas de finesse, et lâche la grosse cavalerie. Les personnages principaux ont également tendance à surjouer, seuls les effets spéciaux s’avérant plus neutres, et tout à fait honorables au passage, surtout avec un petit budget comparativement aux super-productions US. Ces super-héros russo-soviétiques sont quatre : Ler, doté de pouvoirs télékinésiques sur le minéral, capable de devenir un alter-égo de Colossus ; Khan, qui ressemble à un croisement entre Diablo (sa capacité à se téléporter dans un jaillissement de fumée noire) et Serval (ses deux impressionnantes lames) ; Arsus, humain capable de se transformer en ours (un lien avec le Fauve des X Men ?) ; Xenia, la seule femme de l’équipe, capable de se rendre invisible dans l’élément liquide et de contrôler la température de son corps. Afin de pouvoir affronter et vaincre Kuratov, les Guardians vont bénéficier de l’ajout d’un costume et/ou d’équipements permettant de mieux utiliser leurs pouvoirs – un exemple de la supériorité technologique russe ? Au-delà des scènes d’action, l’intérêt du film réside dans les éclairages apportés peu à peu sur les origines de chacun des super-héros : leur futur, et surtout leur passé, occasion un peu trop systématique de scènes mélodramatiques. Mais en dehors de ces éléments, l’intrigue en elle-même est à la fois basique et prévisible, l’humour n’ayant hélas que trop rarement droit de cité.

La morale du film ? L’esprit collectif l’emporte sur un individualisme destructeur, et dans la mesure où chaque super-héros vient d’une région différente de la Russie (et même de l’ex-URSS, Arménie et Kazakhstan obligent), un certain sentiment impérialiste, une nostalgie de la grandeur d’antan se dégage…

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