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AVENGERS

samedi 5 mai 2012, par von Bek

Joss WHEDON (1964-)

Etats-Unis, 2012, The Avengers

Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Jeremy Renner, Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Clark Cregg

Tous les personnages étant entrés en scène, parfois à l’aide de plusieurs films dans le cas de Hulk et Iron Man, le rideau pouvait se lever sur l’étape suivante, d’ailleurs annoncée à l’avance, celle des Vengeurs ou plutôt, puisqu’il faudra s’y résigner, des Avengers.

Dès les premières minutes, les choses se gâtent : le SHIELD se fait voler le cube cosmique récupéré à la fin de Captain America par Loki (Tom Hiddelston) qui prend aussi le contrôle de plusieurs des employés de l’organisation dont Oeil-de-faucon (Jeremy Renner). Pour le retrouver, le colonel Fury (Samuel L. Jackson) réunit plusieurs héros - Captain America, Iron Man et le docteur Banner - en plus de ses agents officiels parmi lesquelles figure la Veuve noire (Scarlett Johansson). De Tony Stark et de Banner, Fury attend surtout qu’ils localisent le cube. En capturant Loki, les héros ne se doutent pas qu’ils ont fait entrer le renard dans le fruit ou le ver dans le poulailler. Du coup, Thor débarque en force avec des projets pour son frère et le cube cosmique, très différents de ceux du SHIELD. Toutes les conditions nécessaires à Loki sont réunies pour semer la zizanie et pour se donner du champ pour mettre son plan en application : ouvrir une porte sur un autre monde et faire entrer l’armée que lui a fournit son mystérieux allié. C’est à une véritable invasion en plein Manhattan que vont devoir faire face les Vengeurs.

La première performance d’Avengers - et son seul défaut - est scénaristique : parvenir à construire une histoire qui ne privilégie aucuns des héros, sans pour autant négliger la trame générale et ainsi conduire à une espèce d’intrigue, prétexte à la création du groupe. L’abord par l’angle du cube cosmique et le rôle central du SHIELD offrent ainsi une excellente base de départ. Bien sûr, cela a un prix qui se traduit par 2h30 de film qu’on ne voit pas passer. Et pour cause : il n’y a pas de temps morts. Le bémol du scénario réside dans l’incongruité de la stratégie de Loki pour neutraliser le danger potentiel des héros, stratégie dont le capilotractage est manifeste dans sa conversation avec la Veuve noire et la manière dont elle devine ses intentions.

Chose étonnante, le scénario n’est pas fondamentalement original. L’invasion par une porte dimensionnelle était un classique avant Stargate ; le coup de la bombe nucléaire rappelle le même Stargate ou Independence Day. D’ailleurs les scènes de destruction urbaine font aussi penser au film d’Emmerich.

Or la pilule passe sans effort grâce à la seconde performance : la qualité générale des effets spéciaux, soutenus par un confortable budget de 220 millions de dollars (par comparaison, le budget du troisième volet du Seigneur des anneaux était de 94 millions de dollars, mais dix ans auparavant soit environ 190 millions d’aujourd’hui). Le porte-avions du SHIELD est déjà impressionnant, mais la bataille finale, qui doit bien occuper entre 30 et 45 minutes du film, est à inscrire dans les premiers rangs du palmarès des bagarres. Elle s’offre même le luxe de l’humour avec un Hulk particulièrement jouissif.

Un critère simple d’appréciation d’un film réside dans la réponse à la question suivante posée à la fin du générique : retourneriez-vous le voir, là, tout de suite ? Dans le cas d’Avengers, la réponse est oui, sans hésitation, et en dépit du prix exorbitant du cinéma 3D.

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