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BEETLEJUICE

samedi 2 mars 2013, par von Bek

Tim BURTON (1958-)

Etats-Unis, 1988

Alec Baldwin, Geena Davis, Winona Ryder, Michael Keaton, Jeffrey Jones, Catherine O’Hara, Glenn Shadix

Le premier jour de vacances des époux Maitland fut aussi le dernier jour de leurs vies. Un chien qu’on refuse d’écraser pour ne pas surcharger la rubrique idoine et c’est la rubrique nécrologique que l’on remplit ! Sans aucune raison, les deux tourtereaux se retrouvent à hanter leur demeure adorée. Or celle-ci est acquise par la famille Deetz. Quand Mrs Deetz entreprend de tout redécorer sous les conseils de son mentor artistique Otho, les Maitland tentent de les effrayer, en vain. Aussi pensent-ils recourir aux service de Betelgeuse (prononcez Beetlejuice en anglais), un exorciste de vivants, en dépit des recommandations de leur conseil Junon. De leur côté, les Deetz, utilisant comme intermédiaire la jeune Lydia Deetz, une adolescente aussi funèbre qu’un cortège funéraire et qui pour cette raison est la seule à pouvoir voir les Maitland, tentent d’amener les deux fantômes à composer pour ouvrir une attraction. Otho et Betelgeuse s’en mêlent et la situation dégénère.

Savant mélange de ce qui fera la griffe de Burton, Beetlejuice ne peut laisser graphiquement indifférent en associant le gothique fantastique avec la culture pop américaine. Seuls changeront ensuite les effets spéciaux, souvent à base de pâte à modeler ou de maquette dans le film, quand le réalisateur passera au numérique. Les soins apportés aux décors comme aux maquillages en font un film très riche visuellement qui multiplie les références : sans doute faut-il y voir l’influence de séries américaines comme La famille Addams ou Dark Shadows qui inspirera plus tard le réalisateur. Ce ne sont pas les seules références : la maison sur la colline évoque celle de Psychose ; la planète Saturne où échoue tout fantôme voulant sortir de la maison évoque furieusement Dune et ses vers des sables.

Cependant, en dépit ou à cause des références visuelles horrifiques ou gores, Beetlejuice est un film comique, d’un comique reposant non seulement sur un humour noir - la mort est présentée comme une administration et dispose de son Manuel des nouveaux décédés -, mais aussi sur le caractère outrancier des personnages au premier rang desquels figure Bételgeuse, présenté comme un véritable obsédé sexuel. Michael Keaton, plus méconnaissable que sous le masque de Batman, livre un jeu exubérant qui n’est pas sans rappeler celui de Nicholson dans ledit Batman.

Du comique résulte un scénario foncièrement gentil, trop peut-être, agrémenté de numéros musicaux de Calypso, forçant un peu trop le happy end en permettant aux Maitland de devenir parent par procuration. Cela n’empêche pas de regarder le film avec plaisir.

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