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Le Choix

dimanche 12 juin 2016, par Maestro

Paul J. McAULEY (1955-)

Royaume-Uni, 2011, The Choice

Le Bélial’, coll. « Une Heure-Lumière », 2016, 96 p.

Paul J. McAuley est un auteur britannique, surtout connu par le public français grâce à son uchronie Les Conjurés de Florence (1998). La nouvelle sur laquelle les éditions du Bélial’ ont jeté leur dévolu a reçu le prix Theodore Sturgeon en 2012, et confirme le jugement que l’on peut porter sur l’écrivain : un auteur doué et sensible, sans le génie des plus grands, mais qui sait se révéler prenant et incite même à la réflexion.

Le Choix se situe dans un avenir que l’on devine proche, au lendemain de l’apex des catastrophes générées par le réchauffement climatique. L’humanité a été sauvée de l’anéantissement par l’intervention d’extra-terrestres dont l’apparence demeure inconnue, qui ont accepté de mettre leur technologie au service de l’assainissement de la planète, en échange de la mise à disposition de toute une partie du système solaire. De surcroît, les Terriens ont la possibilité d’utiliser des trous de ver leur ouvrant la colonisation des exo-planètes. Ce monde à venir nous est présenté à une micro-échelle, celle d’une région de l’Angleterre où habitent Lucas, un jeune homme plein de rêves, sa mère Julia, activiste malade et de plus en plus impotente, ainsi que Damian, le meilleur ami de Lucas, frappé par son père. L’intrigue de la nouvelle s’articule autour de l’expédition montée par Lucas et Damian afin d’aller examiner un dragon échoué non loin de chez eux. Non pas un dragon mythologique, mais un artéfact extra-terrestre ayant pour mission de collationner les déchets des océans. Ils y gagneront un éclat de dragon, et l’espoir pour Damian d’en tirer suffisamment d’argent pour débuter une nouvelle vie. D’autant qu’ayant reçu un morceau de dragon dans le bras, il connaît un début de mutation attirant sur lui bien des convoitises…

Difficile d’en dire davantage sans déflorer une bonne partie de l’histoire, mais ce qui s’avère déterminant, c’est le choix qu’est contraint de faire Lucas à l’extrême fin du récit. A travers lui, en effet, Paul J. McAuley semble nous mettre en garde contre une dépendance excessive à l’égard des nouvelles technologies et des technosciences, dont la compréhension nous échappe en grande partie, et qui génèrent un rapport d’aliénation. La promesse d’une vie plus difficile, certes, plus hasardeuse aussi, mais tellement plus authentique…

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