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X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST

samedi 31 mai 2014, par von Bek

Bryan SINGER (1965-)

Etats-Unis, 2014

Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Peter Dinklage, Nicholas Hoult, Patrick Stewart, Ian McKellen, Ellen Page, Omar Sy, Halle Berry

A l’instar du comics qui l’a inspiré, ce nouvel opus cinématographique de la franchise X-Men s’ouvre dans un futur franchement dystopique : les Sentinelles, robots extrêmement perfectionnés créés pour éliminer les mutants, achèvent leur mission dans un monde en ruine au terme d’un conflit qui a coûté la vie à des millions de gens, humains et mutants. Une poignée de ces derniers n’échappent aux robots qu’en changeant le passé immédiat pour prévenir les attaques ennemies grâce au pouvoir d’Etincelle / Shadowcat (Ellen Page) : elle projette l’esprit de Bishop (Omar Sy), ce qui laisse le temps aux mutants de déserter leur cachette pour une autre. Le professeur X et Magneto imaginent d’envoyer l’un d’entre eux dans un passé plus lointain pour changer le cours des événements. Parce qu’il possède une forte capacité de régénération, c’est à Wolverine qu’il revient d’être projeté dans son moi de 1973 pour empêcher Mystique de tuer Trask (Peter Dinklage), le concepteur des Sentinelles, lors de la conférence de Paris. Auparavant, le mutant devra déjà convaincre le Professeur X et Magneto de l’aider dans sa mission. Bien évidemment les deux n’ont pas la même vision de la manière dont les choses doivent être réglées.

Au final, la gageure n’était pas celle que j’avais imaginée. Alors que je pensais à l’inévitable question de la fidélité par rapport à l’oeuvre originelle, la difficulté s’avérait en fait résider dans l’inscription du récit dans le fil général de la série des films X-Men ! De fait, l’histoire est fidèle au comics. Il y a certes des choix qui on été opérés, mais ils se justifient bien à l’exception d’un seul : prêter à Kitty Pride la capacité de projeter un esprit dans le passé en plus de ses pouvoirs usuels (se rendre immatérielle). Sans doute s’agissait-il de faire l’économie d’un nouveau personnage en l’occurrence celui de Rachel / Phénix. Wolverine dans le passé, l’absence d’attaque contre le centre Sentinelle, le choix d’inscrire le récit dans la trame d’événements historiques imitant en cela X-Men : le commencement, tout cela passe bien, même si le dernier choix peut poser des problèmes.

Et puis, il y a le choix, qui n’est pas propre à ce film, de bouleverser la chronologie du comics en plaçant les super-héros à des époques décalées voire en en sacrifiant. Evoquées de manière très fugace, la mort du Hurleur, la perte des ailes de Warren interloquent un peu, d’autant que ce dernier apparaît dans X-Men, l’affrontement final, donc bien après, avec ses ailes. En saupoudrant les personnages tout au long de la chronologie, ce afin de pouvoir placer quelques effets spéciaux et des clins d’oeil un peu partout tout en faisant le lien entre les différentes générations de lecteurs pour que tous s’y retrouvent, il y avait un risque de s’emmêler les pinceaux. Mais sans doute cela ne gênera que les intégristes ou les simples connaisseurs. Le spectateur n’ayant jamais fréquenté la BD n’y verra que du feu.

Il faut reconnaître à Days of Future Past un scénario solide et bien maîtrisé et une équipe de bons acteurs bien dirigés. Hugh Jackman, qui décidément prend le risque pour sa carrière de ne plus pouvoir quitter la peau de Wolverine, n’occupe pas seul le coeur du film. James McAvoy et surtout Michael Fassbender sont excellents. Impossible de nier que Peter Dinklage doit sa présence à sa célébrité acquise dans Game of Thrones. C’est un bon acteur mais je regrette que son physique ne soit pas exploité pour enrichir ses sentiments ambigus envers les mutants. Peut-être évitons nous cependant aussi un poncif...

Bryan Singer livre sans doute son film de super-héros le plus intelligent. Je ne peux cependant m’empêcher de ne pas être davantage que content. Somme toute qu’apporte de plus Days of Future Past par rapport à X-Men, le commencement ? Les deux films sont bâtis sur le même modèle, mais le film de Matthew Vaughn a l’avantage de l’innovation et surtout il a ce que n’a pas celui de Singer : un méchant charismatique et retors. Mon plus gros reproche est cependant insignifiant : quand on a un titre français aussi bon que Futur antérieur, pourquoi conserver le titre anglais d’origine ?

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