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LA TOUR AU-DELA DES NUAGES

samedi 23 août 2014, par von Bek

Makoto SHINKAI (1973-)

Japon, 2004, 雲のむこう、約束の場所

Dans un Japon coupé en deux depuis 1974, Hiroki et Takuya, deux jeunes hommes encore au lycée, ont entrepris de construire un avion pour voler jusqu’à une tour immense construite sur l’île d’Hokkaido par la puissance occupante, l’Union, dont rien n’indique qu’elle soit soviétique en dépit du soutien accordé par les Etats-Unis à la partie sud. Pour pouvoir construire leur appareil, ils travaillent dans un arsenal quelque peu artisanal sous-traitant militaire dirigé par Okabe qui est aussi un des responsable d’une organisation secrète visant à réunifier le Japon à tout prix.

Quand les deux garçons nouent une relation proche du triangle amoureux avec Sayuri, l’entreprise devient promesse mais aussi échec à la disparition de la jeune fille. Trois ans plus tard, Hiroki a déménagé à Tokyo mais rêve encore de Sayuri dont il est profondément amoureux. Takuya n’a pas tout à fait perdu son obsession et étudie la tour avec l’appui de l’Agence de Sécurité Nationale. L’enjeu est vital car celle-ci apparaît comme capable d’échanger de la matière entre des mondes parallèles et son existence peut aussi bien permettre de prévoir l’avenir que détruire la Terre. Or une jeune femme, plongée dans un sommeil sans fin, rêve en liaison directe avec la tour. Son réveil signifierait peut-être la fin du monde.

Je n’ai pas fini de m’étonner avec l’animation japonaise. A côté d’une réalisation impeccable, tant dans la pureté du dessin que dans la créativité des moindres détails des objets, entre lesquels existe un grand écart technologique, le sens apparaît comme au mieux inachevé, au pire abscons mais baignant toujours dans la poésie romantique. Ici la tour et le sommeil de Sayuri m’ont semblé incarner le champ des possibles de la vie humaine. En tout cas leur lien prend le pas sur le pourquoi ou le comment de la tour.

En dépit des images de guerre, c’est extraordinairement apaisant ; cela ne prétend pas diffuser un message politique, ni même un message pacifique d’ailleurs. A la fin cependant, l’occidental matérialiste ne peut s’empêcher de ressentir une très légère frustration.

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