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STARDUST, LE MYSTERE DE L’ETOILE

samedi 6 septembre 2014, par von Bek

Matthew VAUGHN (1971-)

Etats-Unis, 2007

Charlie Cox, Claire Danes, Michelle Pfeiffer, Robert De Niro

Je n’avais pas lu le roman de Neil Gaiman quand j’ai vu le film de Matthew Vaughn. Depuis et avant de me pencher sur cette chronique, j’ai rattrapé ce manque qui en définitive n’en est pas un car en dépit d’une grande fidélité à la trame du roman, Matthew Vaughn a su donner à son travail une indéniable touche humoristique qui le diffère de sa source. Me dirait-on que le roman est très drôle, que je répondrais, certes mais ce n’est pas le même humour.

Fondamentalement, il n’y a pas de différence dans les récits si l’on excepte la fin, le cinéma étant beaucoup plus conventionnel que la littérature quand il est distractif. D’aucun déplorerait ce manque d’originalité, il ne m’a pour ma part ni gêné, ni surpris puisque je n’avais pas lu le livre. Donc Thorn père se rend de l’autre côté du mur et se retrouve neuf mois après avec un lardon sur les bras lequel, baptisé Tristan, s’éprend dix-huit ans après d’une jeune péronnelle qu’il ne voit pas ainsi et à laquelle il promet monts et merveille et une étoile filante pour être plus précis. L’étoile est convoitée par l’aînée d’un trio de sorcières qui ne se contente pas de faire des prédictions sur les avenirs royaux. C’est dommage parce que cela aurait sans doute intéressé les sept fils d’un roi agonisant et dont le nombre, réduit avant le lever de rideau, s’amenuise encore. De licorne en auberge, de pirate en sorcière, Tristan et l’étoile connaissent des aventures qui font mûrir l’un et briller l’autre.

Pas de différence donc. Sauf que l’esprit est tout autre que celui du livre. Le livre détournait les codes du conte de fée à l’instar de l’issu de la confrontation avec la sorcière alors que le film s’en moque. Cela donne quelques scènes amusantes et prévisibles, caractéristiques du cinéma américain, comme les franchissement du mur, normalement interdit en permanence dans le film alors que se tient une foire dans le livre. Cela donne surtout une touche d’humour noir autour du processus de sélection royale et une scène d’anthologie sur un air d’Offenbach qui montrerait à celui qui l’ignorerait que De Niro est un grand acteur. Rien que ce dernier passage vaut que l’on regarde Stardust !

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