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ALBATOR CORSAIRE DE L’ESPACE

samedi 4 avril 2015, par admin, von Bek

Shinji ARAMAKI (1960-)

Japon, 2013

Bien qu’ayant passé ma prime jeunesse avec Albator (et Goldorak, surtout Goldorak !), je n’étais pas forcément enthousiaste à l’idée de la résurrection du premier dans un long métrage pour le grand écran. Il est vrai que j’avais déjà été refroidi par Albator 84, une préquelle parait-il du dessin animé de 78... Toujours est-il que je ne me suis pas rué au cinéma pour y voir le film de Shinji Aramaki et, quand ce fut chose faite un an et demi après, je ne regrette pas, car la nostalgie est une très mauvaise motivation pour regarder Albator, corsaire de l’espace.

Tout commence par une intro à la japonaise, c’est-à-dire tellement chargée d’information contextuelle qu’il faut recommencer pour bien la comprendre. Disons que l’humanité, après avoir essaimé dans la galaxie (ou plus loin ?) et épuisé ses ressources, aspire à revenir sur Terre ce qui entraîne une longue guerre qu’achève un groupe, la coalition Gaia, à l’identité pas clairement définie (consortium, secte, parti politique ?) qui interdit la Terre à tous pour la préserver. Ce qui semble a priori un noble motif, est refusé par un individu, Albator, commandant un vaisseau technologiquement supérieur grâce au génie d’une race extra-terrestre éteinte. Avec son équipage, il entend bien ramener l’humanité sur Terre.

Le décor une fois planté, le récit se focalise sur Yama qui se fait engager sur l’Arcadia - c’est le nom du vaisseau que les plus vieux d’entre nous [1] connaissent comme l’Atlantis - et qui se révèle assez rapidement être un espion de la coalition Gaiai chargé de mettre un terme aux agissements d’Albator. Et pas n’importe lequel : le propre frère de l’amiral en chef de la flotte spatiale de la coalition ! Découvrant le plan d’Albator, le jeune homme hésite cependant et ce sont ses atermoiements et ses règlements de comptes familiaux qui fixent les évolutions de l’intrigue au cours de laquelle on apprend les origines d’Albator et de son fabuleux vaisseau.

Pas si mal me direz-vous ! Hé bien non ! Si bien sûr il faut aux vétérans faire le deuil des noms et des scénarii des séries animées, sans toutefois trop perdre quant aux décors (le vaisseau est relooké mais conserve sa tête de mort de proue) et aux costumes (très fidèles ceux-là et même mieux Kei/Nausiccä y gagne en volume poitrinaire), il faudra à tous faire l’impasse sur tout un tas d’explications quant à la coalition Gaia, aux capacités du vaisseau depuis l’énergie noire jusqu’à ses mystérieuses illusions (lors du combat contre la flotte ennemie notamment), le tout attribué à une race extraterrestre dont on ne saura jamais le comment ou le pourquoi du ralliement de son dernier membre à Albator.

Sans doute faudrait-il puiser dans les mangas pour décoder un grand nombre de chose, mais cela fait du film une oeuvre réservée à des connaisseurs. Il semble que parmi les différentes productions de Leiji Matsumoto liées à Albator, figure une série inspirée des légendes germaniques et de Wagner - l’Anneau des Nibbelungen. Dans Albator, corsaire de l’espace, Shinji Aramaki la joue plutôt Hollandais volant en transformant le pirate - car c’en est un, mais la distribution française a préféré conserver le titre politiquement correct adopté en 1980 - en être maudit. Au final, je ne m’y suis pas retrouvé.


[1Qui ça nous ? Tu vires connard élitistes. Tu serais pas au cafard cosmique ?

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