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SUCKER PUNCH

La poule et le couteau

samedi 25 juillet 2015, par von Bek

Zack SNYDER (1966-)

Etats-Unis, 2011

Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone, Jamie Chung, Vanessa Hudgens, Oscar Isaac, Carla Gugino, Scott Glenn

Ayant fait ses preuves avec 300 et Watchmen, Znack Snyder a eu les coudées franches pour travailler sur ce projet complètement personnel : le resultat est... particulier.

Laissée avec sa sœur par la mort de leur mère sous la responsabilité d’un beau-père aussi brutal que malsain, Baby Doll (Emily Browning) se retrouve enfermée dans un asile psychiatrique où elle se voit promise à la lobotomie par un petit arrangement entre son beau-père et Blue (Oscar Isaacs), le gardien-chef. Non sans rappeler Lost Highway de Lynch, ses espoirs d’évasion se concrétisent déjà spirituellement puisque la jeune femme s’imagine dans une maison close de luxe dont le proxénète ne serait autre que Blue et où le docteur Gorski, chargée des thérapies, devient une maîtresse de danse. Elle s’invente aussi un espèce de sensei de combat (Scott Glenn) qui la motive. Avec l’aide de quatre autres accortes détenues, elle met au point un plan d’évasion dont la réalisation passe par l’acquisition de plusieurs objets (un plan, un briquet, un couteau, une clé). Tandis qu’elle fascine ses gardiens en dansant, ses complices s’emparent des objets. Tout ne se passe pas au mieux cependant.

Formellement, Sucker Punch trahit les influences très fortes de la culture populaire sur son créateur jusque dans son histoire. Dans la forme parce que le film est littéralement "clipesque" (on excusera le néologisme). Non seulement la musique joue un rôle primordial dans l’histoire, ce qui en poussera plus d’un à écouter la BO, mais les combats tiennent plus que jamais de la chorégraphie et le réalisateur a abusé des ralentis au point de reléguer Michael Bay au rend des amateurs.

L’influence est perceptible dans l’histoire parce que, point éminemment important, chaque épisode correspondant au vol d’un objet libératoire se traduit en fait par un "rêve". De sorte que l’on ne voit jamais Baby Doll danser ; car sa danse et le vol de l’objet deviennent un combat différent mêlant des genres : l’histoire (Première Guerre mondiale), le steampunk et l’horreur pour le vol du plan devenu ; la fantasy avec l’assaut d’un château gardé par des Orcs et un dragon pour le vol du briquet ; la neutralisation d’une bombe gardée par des robots dans un train pour le vol du couteau...

Tout le monde ne partagera pas mon point de vue, mais personnellement, j’ai trouvé le résultat particulièrement indigeste, ayant eu l’impression d’être une poule qui a trouvé un couteau... un peu comme Baby Doll dans le film en somme.

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