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TALE OF TALES

samedi 11 juillet 2015, par von Bek

Matteo GARRONE (1968-)

Italie, 2015

Salma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones, Bebe Cave, Christian & Jonah Lees, Shirley Henderson, Hayley Carmichael, Stacy Martin et John C. Reilly

Il était une fois un roi, dont la reine (Salma Hayek) se désespérait de plus en plus de ne tomber enceinte, qui suivit les conseils d’un magicien et partit chasser un monstre marin dont il devait ramener le cœur pour que la reine le mange après qu’il eut été préparé par une vierge. Le roi ramena l’organe mais y laissa la vie. Par la magie, la vierge et la reine tombèrent enceintes et en une nuit donnèrent naissance à deux garçons, Elias et Jonah, qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Aux obsèques royales vinrent assister deux souverains voisins, l’un accompagné de sa très jeune fille, l’autre débauché à l’extrême. Seize ans plus tard...

La jeune princesse attend avec une vive impatience de se trouver un époux pour vivre l’amour courtois (quoique pas uniquement à en juger par l’extrait que l’on entend...) mais son père ne lui prête aucune attention obsédé qu’il est par une puce qu’il élève en secret. Quand la puce, devenue énorme, décède, il imagine une épreuve pour trouver un mari à sa fille et offre sa main à quiconque devinera de quel animal provient la peau qu’il expose. C’est un ogre qui gagne.

Le roi débauché le laisse séduire par une douce voix entendu au loin et use de son autorité pour obtenir une nuit d’amour de sa propriétaire. Celle-ci, une pauvre vieille, use de subterfuges qui échouent au matin et le roi, ivre de rage, la fait défenestrer. Echappant à la mort par miracle, elle tombe (presque) sur une mystérieuse femme qui lui rend sa jeunesse et sa beauté. Devenue reine, elle néglige sa sœur.

Désireuse de ne pas voir son fils fréquenter celui d’une servante, la reine de Longtrellis est prête à tout. Aussi Jonah se résigne à fuir au grand dam du prince Elias, mais non sans laisser une source magique dont la pureté ou le trouble tiendront le prince informé de la santé de son quasi-jumeau.

Trois rois, trois contes, soit une petite partie seulement de l’oeuvre dont ils sont tirés, le aujourd’hui méconnu Pentamerone ou Conte des contes, d’où le titre dont on ne comprend pas bien pourquoi il ne fut pas traduit en français ou en italien. Il ne faut pas attendre du film de Garrone une version moderne du conte de fée avec fin heureuse, princesse et prince charmant sans que cela se mérite. L’horreur n’est jamais loin et princes ou princesses n’ont au final rien de charmants. Or le réalisateur de Gomorrah a fait ici de l’excellent travail en s’appuyant sur des décors magnifiques, pour certains célèbres et aisément reconnaissables comme le château del Monte, et sur des costumes somptueux. Quelque part, il rend au conte son côté angoissant dont Hollywood l’avait dépossédé.

Le résultat confond et on en oublie à regretter son manque d’unité autre qu’esthétique bien que la scène finale réunissent les protagonistes des trois contes.

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