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TRANSCENDANCE

dimanche 18 septembre 2016, par von Bek

Wally PFISTER (1961-)

Etats-Unis, 2014

Johnny Depp, Rebecca Hall, Paul Bettany, Morgan Freeman, Cilian Murphy, Kate Mara

Emprunté par hasard, Transcendance a été pour moi une très agréable surprise parce que l’œuvre dans son ensemble m’a plutôt séduit, depuis la réalisation jusqu’à l’utilisation de la musique, mais tout particulièrement son thème. Peu de film traite de la singularité technologique. Dans celui de Wally Pfister, Will Caster (Johnny Depp) travaille à la réalisation d’une intelligence artificielle qui ferait franchir à l’humanité le seuil de la singularité quand il est la victime d’un attentat perpétré par une organisation terroriste anti-technologique. Sur le point de mourir, sa mémoire est transférée dans sa machine par sa épouse Evelyn (Rebecca Hall) et son meilleur ami Max (Paul Bettany), mais ces derniers se disputent sur la pertinence de le connecter à l’Internet, ce qu’Evelyn Caster finit par faire pour éviter sa destruction par les terroristes. Une fois en ligne, Will protège son épouse et organise son refuge dans un bled où elle fait construire un laboratoire souterrain tandis que Will utilise le réseau mondial pour développer ses capacités et révolutionner les technologies, transcendant l’humanité. Cela inquiète jusqu’à ses proches.

Cependant, la surprise s’est doublée de l’étonnement quand j’ai appris que les appréciations de la presse n’étaient pas très louangeuses bien au contraire. Pour L’Ecran fantastique, à la critique pourtant réputée clémente, qui parle de déception comme pour Mad Movies, Transcendance n’est pas... transcendant. Si de l’avis générale l’idée est plutôt bonne, il est reproché des artistes plutôt termes, suscitant peu d’émotion, à commencer par Johnny Depp, un jugement un peu sévère si l’on considère les bonnes prestations de Rebecca Hall et Max Bettany et le fait que Depp joue le rôle d’une machine pendant la plus grande partie du film. Il faut reconnaître toutefois que Morgan Freemann se cantonne à une expression stupéfaite d’un bout à l’autre dans un rôle pas assez développé de mentor des époux Caster.

Parler de scénario décousu et reprocher à Transcendance de poser des questions sans donner de réponse comme le fait L’Ecran [1], n’est ce pas un peu faire preuve de mauvaise foi dans un magazine qui a porté aux nues l’abscons Under the Skin ? Reprocher un message ressassé sur le danger et la domination technologiques invite à se demander à quel moment s’est endormi Fred Ansaldo - le chroniqueur - en regardant le film de Wally Pfister, car si effectivement le sujet est abordé ce n’est pas du tout le message qu’en donne le film qui s’achève sur une conclusion différente que ne laissait pas entrevoir la scène d’ouverture située cinq ans avant les événements du film. Rien à voir avec les cylons de Battlestar Galactica invoqués sans rapport !

Les critiques s’accordent sur les belles images qui sont offertes, mais, chose rare, cela ne leur suffit pas pour une fois. Heureusement, le public a donné un avis nettement plus... transcendant !


[1p.22, juin 2014

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