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APOLLO 18

dimanche 5 février 2017, par Maestro

Gonzalo LOPEZ-GALLEGO (1978-)

Etats-Unis-Canada, 2011

Avec Warren Christie, Lloyd Owen, Ryan Robbins.

Apollo 18 imagine la poursuite du programme lunaire habité des Etats-Unis, en présentant le déroulement d’une ultime mission envoyée en décembre 1974. Prétendument basé sur des images d’archives issues du Secrétariat d’Etat à la défense, une hypothèse rendue crédible par les récentes révélations de Wikileaks, le film s’efforce d’adopter une patine d’époque, par le grain de l’image, et l’utilisation d’images réelles des missions Apollo. L’expédition regroupe trois astronautes, envoyés secrètement sur la Lune afin d’y installer des appareils visant à anticiper une éventuelle attaque soviétique sur les Etats-Unis. L’abondance d’images, qui pourrait passer pour anachronique, se voit justifiée par l’utilisation de caméras nouvelle génération, plus petites et maniables, dont certaines à détection de mouvement.

Une fois sur la Lune, Benjamin Anderson et Nathan Walker, les deux astronautes chargés de positionner et de tester les installations militaires, connaissent des incidents d’abord anodins : interférences radio, déplacement inexpliqué d’un échantillon de roche… Mais le plus étrange, c’est lorsqu’ils tombent sur des empreintes de pas différentes de celles des bottes dont sont équipés les astronautes. Ils découvrent alors que l’URSS est elle aussi parvenue à envoyer une mission habitée sur la Lune. Toutefois, le cosmonaute a subi un sort tragique et inexpliqué, puisqu’ils finissent par tomber sur son cadavre, au scaphandre déchiré. Dès lors, les événements ne cessent de s’enchaîner, jusqu’à enrayer le décollage du LEM. Le commandant de la mission, Ned Walker, sorti afin de tenter de rétablir les communications avec Houston et le module en orbite, découvre horrifié qu’il a une forme de vie à l’intérieur même de sa combinaison. Récupéré par son coéquipier, il est soigné, son hôte extrait de son corps (une opération effectuée de manière tellement simple qu’elle en est fort peu crédible), mais l’infection et la folie ne cessent de gagner du terrain, jusqu’à les forcer à abandonner le refuge de leur appareil...

Apollo 18, c’est la rencontre entre The Blair Witch Project et Alien, avec une bonne dose d’histoire secrète (la guerre froide, les secrets de l’armée). Conçu avec une économie de moyens et une gestion de l’implicite toute lovecraftienne originelle dans l’esprit, contrastant avec la musique solaire que l’on entend à diverses reprises (des extraits du titre de Yes « And You And I », sur l’album Close To The Edge, en particulier), Apollo 18 est intéressant par la forme de vie extra-terrestre qu’il imagine, de nature minérale, comme chez Rosny aîné. Certains plans sont à cet égard assez saisissants, ainsi de la vue du sol lunaire grouillant de vie, ou du casque de Walker envahi par les sélénites. A rebours de films comme Interstellar ou Seul sur Mars, il insiste sur l’espace comme zone d’inconnu et de dangers dépassant l’homme, en plus de fournir une explication à l’arrêt des programmes habités vers la Lune. Reste une incohérence d’importance : pourquoi les précédentes missions Apollo s’étant posées sur la Lune n’ont-elles pas été également agressées par ces sélénites hostiles ?

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