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10 CLOVERFIELD LANE

dimanche 19 février 2017, par Maestro

Dan TRACHTENBERG

Etats-Unis, 2016

Avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher.

En apparence, 10 Cloverfield Lane est un film à petit budget relativement classique. A la suite d’une rupture amoureuse, Michelle, que l’on devine être styliste, décide de partir on ne sait où avec sa voiture. Roulant de nuit, elle se fait percuter par un véhicule et sombre dans l’inconscience. A son réveil, elle se découvre enchaînée, dans une pièce hermétiquement close. La tentative de récupérer son téléphone portable ou celle visant à se débarrasser de son geôlier sont des passages obligés de ce type de film d’enfermement.

Là où l’intrigue se complique, c’est lorsque le geôlier en question, Howard, explique à Michelle qu’il l’a récupérée après son accident et l’a amenée jusqu’à son bunker. Howard est en effet un survivaliste, et d’après ses dires, les Etats-Unis, et plus particulièrement la Louisiane, cadre de l’action, viennent d’être victimes d’une attaque d’origine inconnue. L’air extérieur serait contaminée, et Michelle condamnée à demeurer, en compagnie d’Howard et d’un autre pensionnaire, Emett, lui aussi blessé, pour une durée indéterminée dans l’abri souterrain. Le problème, c’est que l’on comprend très vite qu’Howard ne dit sans doute pas toute la vérité, voire qu’il est carrément fou. L’atmosphère devient alors à la fois surréaliste et oppressante. Surréaliste, car un semblant de vie quotidienne tente de s’organiser, dans un environnement en apparence conforme à une normalité américaine ; mais oppressante, car Howard semble imprévisible, à fleur de peau, capable d’excès affectifs de diverses sortes.

Roués, réalisateur et scénariste brouillent encore un peu plus les pistes lorsque Michelle, sur le point de réussir à sortir du bunker lors d’une tentative d’évasion, se retrouve face à face avec une personne contaminée désireuse de rentrer dans l’abri ! En fait, tout au long du film, qui parvient à ne générer aucune réelle longueur, malgré le risque, le réalisateur souffle le chaud et le froid. Sur ce point, la remarquable performance de John Goodman est à saluer. Dans le dernier tiers du film, le lien se fait explicite avec Cloverfield, ce film s’inscrivant comme une suite parallèle, un prolongement de la franchise qui doit également connaître un troisième volet dans God Particle. L’action s’accélère, et Michelle finit par découvrir le fin mot de l’histoire. Le film s’amuse ainsi des théories du complot afin, ironie suprême, de les prendre au sérieux !

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