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RENCONTRES DU 3e TYPE

Les E.T. sont sympas... quoique un peu flippant.

mercredi 31 décembre 2003, par von Bek

Steven SPIELBERG (1946-)

Etats-Unis, 1977, Close Encounters of the Third Kind

Richard Dreyfus, François Truffaut

Si dans les premiers films de Steven Spielberg, il y en un qui devrait préfigurer les autres, c’est bien davantage ces Rencontres du troisième type que Sugarland Express ou Les dents de la mer. Pourtant, tout en distillant un message humaniste, l’ambiance de ce troisième film de cinéma évoque souvent celle du suspens des Dents de la mer, comme celle des films d’horreur qui suivront.

Les extra-terrestres existent et ont choisi de nous le faire savoir, sans pour autant raser les métropoles mondiales (comme quoi il n’est pas toujours nécessaire de frapper avant d’entrer).. Leurs méthodes pour se faire remarquer sont variées : dépôt des menus objets empruntés naguères dans des endroits adaptés, comme une escadrille de Hellcat de l’aéronavale américaine dans le désert de Sonora ou un cargo dans celui de Gobi, musique céleste ou images subliminales d’une montagne inconnue qui obsèdent quelques individus choisis pour des raisons propres aux visiteurs. En définitive, c’est encore le survol des populations qui s’avère le plus efficace pour alerter l’opinion publique. Cette dernière résiste plus ou moins bien. Les pouvoirs publics lancent une opération pour préparer la rencontre éventuelle dans le lieu annoncé. Pour Roy Neary, le contact le mène progressivement à la dépression, ruinant sa vie, mais il n’a de cesse de découvrir un sens à ses rêves, jusqu’au contact final.

Les E.T. sont nos amis nous dit Steven Spielberg et il ne manquera pas de nous le rappeler en 1982. Ils sont sympa mais l’ambiance de ces rencontres entre amis s’avère pour le moins angoissante. Sans parler de l’obsédante musique, Roy Neary a l’air d’un taré profond - à moins que cela ne soit Richard Dreyfus - et l’enlèvement du petit garçon, outre que la pratique tient plus de la pédophilie que d’autres choses, évoque plutôt une scène de film d’horreur remplie d’objets habités par le démon. Il y a là de quoi émoustiller un exorciste en mal d’activité. Rencontres du 3e type offre donc un contraste entre l’émerveillement devant l’inconnu et l’inquiétude devant ce même inconnu ; deux sentiments qui habitent le personnage principal et que James Cameron restitue à nouveau dans Abyss en séparant les personnalités.

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