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28 JOURS PLUS TARD

mardi 1er juillet 2003, par Francesco, le mage Kélé

Danny BOYLE (1956-)

Grande-Bretagne, 2002

Cilian Murphy, Naomie Harris, Brendan Gleeson, Christopher Eccleston ...

Il y a quelques dizaines d’années, George Romero avait exposé une vision très pessimiste du monde à travers sa trilogie des zombies. Est-ce que quelque chose changerait aujourd’hui si la plupart des êtres humains devenaient des bêtes assoiffées de sang ? A la vision de 28 jours plus tard, on peut répondre, avec toujours aussi peu d’entrain : rien. Rien à tel point que le scénario du film de Danny Boyle ressemble à s’y méprendre à celui de Zombie (Dawn of the living-dead), le deuxième épisode de la trilogie.

L’épidémie commence. Les morts se multiplient à grande vitesse. L’action se concentre sur un petit groupe de survivants qui se rend vers un endroit à peu près sûr où ils pourront survivre en attendant... En attendant quoi ? (Les dialogues qui comprennent des phrases du genre " Ils vont bien faire quelque chose " sont en général aussi succulents que révélateurs). Puis il y a la rencontre avec un groupe organisé (soldats/Hell’s Angels), qui n’a pas peur des malades/zombies. Et la révélation : l’homme n’a pas besoin d’être altéré pour être son pire ennemi (je sais : les moins endormis d’entre nous sont déjà au courant de cette vérité-là).

Le reste n’est que fioritures. Le fait que les zombies de Romero deviennent les victimes d’un virus chez Boyle ne change pas grand chose au débat. On a affaire à une histoire immuable, qui perd donc son intérêt très rapidement, pour peu qu’on se soit déjà intéressé au travail de Romero. Et ce n’est pas parce que le héros passe son temps à ressusciter symboliquement qu’on va trouver dans ce film de quoi en faire un culte.

C’est dommage pour Danny Boyle qui a fait un excellent travail visuel. Les victimes du virus sont effrayantes de vérité, Londres désertée est impressionnante (et l’humour anglais y a survécu !), la réalisation façon documentaire (un truc de Romero, déjà) regorge de trouvailles. Mais ça ressemble trop à un remake pour être totalement original.

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