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UNDERWORLD

mardi 28 octobre 2003, par von Bek

Len WISEMAN (1973-)

États-Unis, 2003

Kate Beckinsale, Scott Speedman, Shane Brolly, Michael Sheen

Un membre du quatuor horrifique n’a pas souvent l’occasion de croiser un autre membre du même quatuor. Conventionnellement, leurs émules ont plutôt maille à partir avec les Hommes, ces garde-manger ambulants et empêcheurs de tourner en rond patentés. Tout au plus arrive-t-il que vampires, momies ou autres lycanthropes - nous laisserons de côté la créature de Frankenstein - croisent le chemin d’êtres hybrides qui leur donnent du fil à retordre à l’instar de Blade. Aussi Underworld constitue-t-il un renouvellement intéressant du genre car l’humain en est presque entièrement absent, tout comme la lumière du jour.

La guerre règne depuis si longtemps entre vampires et lycans (sans doute a-t-on décidé d’éviter le terme lycanthrope de peur que le public ne comprenne ou que les acteurs ne sachent pas prononcer un mot de plus de trois syllabes...) que personne n’en connaît les causes. Six siècles après la victoire des vampires et la mort de Lucian, le chef des loups-garou, ces derniers ont quasiment été rayés de la carte. Aussi Sélène, the Werewolves Slayer, ne manque pas de s’interroger lorsqu’elle en trouve deux prêts à déclencher une fusillade en pleine heure nocturne de pointe dans le métro pour ne pas perdre l’humain qu’ils suivent. Une fois l’humain Michael Corvin appréhendé, encore lui faut-elle découvrir le pourquoi du comment en dépit des interdits de son supérieur hiérarchique. Bien évident la vérité peut parfois déranger.

Pour une fois, les scénaristes ne pourront être qualifiés de simplicistes car la trame d’Underworld s’avère particulièrement serrée, pas entièrement manichéenne, car si l’on sait clairement qui sont les héros et leurs nobles objectifs (à savoir comprendre ce qui leur arrive), les choses sont moins claires en ce qui concerne les autres vampires et lycanthropes.

L’obscurité n’est d’ailleurs pas le monopole du scénario dans ce film. A l’absence logique de la lumière du jour car il y a quand même des règles que l’on ne bafoue pas, viennent s’ajouter une musique trash que les enceintes déversent à donf dans les oreilles, les vêtements de cuir désormais inévitables dans tout film de vampires et l’architecture retravaillée de la ville de Budapest où le film a été tourné. L’ambiance s’avère donc résolument néo-gothique au mépris de toute innovation - mais bon, on n’est pas contre le classique - et malgré quelques incongruités, la frêle Kate Beckinsale se révèle l’être un peu pour jouer un rôle aussi musclé et aussi peu travaillé dans le film de son fiancé.

Néanmoins, les amateurs d’ambiance gothique ou de combats façon Matrix, apprécieront peut-être. Reste que l’abondance nuit parfois.

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