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De bons présages

2000, par Francesco, le mage Kélé

Neil GAIMAN (1960-) & Terry PRATCHETT (1948-2015)

Grande-Bretagne, 1990, Good Omens

J’ai lu, Fantasy, 1995

Quoi de plus rassurant, en ces temps d’apocalypse ratée, que de se plonger avec délices dans la lecture du récit de ces fameux derniers jours qui, en ce qui concerne la prochaine fournée, devraient enfin arriver d’ici à une onzaine de mois.

Je ne parle pas de l’article passionnant de saint Jean de Patmos, issu du best-seller des quatre évangélistes, sous la direction de l’Ineffable en personne. On lui doit d’ailleurs, par personne interposée, les quatre ou cinq meilleurs scénarios de films de ces temps derniers.

La version d’Agnès Barge, sorcière prophétesse de son état et personnage du récit illuminé de Terry Pratchett et Neil Gaiman, a le mérite, elle, d’être exacte (sic), hilarante et endiablée, si j’ose écrire.

Ces deux auteurs sont britanniques et anciens journalistes. Cela se sent d’un bout à l’autre de cette histoire pleine d’humour et de calembours (cauchemar du traducteur !), et qui défile comme une bonne grosse tempête. Et l’expérience de Terry Pratchett dans le domaine de l’heroic fantasy (genre littéraire dont la référence est Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien) se retrouve avec plaisir.

Résumons les épisodes précédents : Dieu crée le monde et ses sympathiques habitants ; Adam et Eve croquent la pomme et une certaine discorde s’ensuit. Quelques temps plus tard, il est temps de faire les comptes entre le Bien et le Mal. L’Antéchrist arrive sur Terre à point nommé. Sauf que cela gêne beaucoup Rampa, ange déchu, et son homologue d’en Haut Aziraphale. Ils commençaient à s’habituer à l’humanité qu’ils côtoyaient.

La suite raconte comment ces deux faux antagonistes échouent dans leur tentative de sauver leur confort tout en restant, autant que faire se peut, dans leur droit chemin respectif. Pendant ce temps, l’Antéchrist fête ses onze ans, et une foule de personnages hauts en couleur se croisent au fil des pages et du compte à rebours. C’est loufoque et imprévisible comme il se doit.

Si vous aimez les voitures où les cassettes se changent systématiquement en musique de Queen au bout de quinze jours, la critique sociale qui ne se prend surtout pas au sérieux et les notes de bas de page à l’usage des lecteurs étrangers et en particulier américains, sautez sur ce livre déjà âgé de dix ans. Il ne reste plus beaucoup de temps.

PS : D’après ce bouquin, la fin du monde tombe un samedi. Dans le doute, faites la nouba le vendredi.

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