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Stupor mundi (Jour J, 24)

dimanche 3 juillet 2016, par Maestro

DESSIN : Igor KORDEY (1957-)

SCENARIO : Fred DUVAL (1965-), Jean-Pierre PECAU

Couleurs : Jean-Paul FERNANDEZ

Delcourt, coll. "Néopolis", 2016, 56 p.

Stupor mundi, la stupeur du monde, surnom donné à Frédéric II de Hohenstauffen, est, comme la trilogie Oméga / Opération Charlemagne / Le Crépuscule des damnés, une uchronie en plusieurs albums. Dans L’Empire des steppes, nous avions découvert la déferlante mongole dans un continuum où le khan Ogodeï a prolongé sa vie.

Avec ce second épisode, Guillaume le frère franciscain, parvenu à Karakorum, voit ses compagnons passer de vie à trépas, jusqu’à ce que se présente à lui la possibilité de s’introduire auprès du souverain mongol. Il parvient en effet à lui sauver la vie face à une tentative d’empoisonnement, ce qui lui permet de le convaincre d’ouvrir des discussions avec les Occidentaux afin de se diriger vers une paix mutuelle. Mais ce projet ne plait pas à tous les membres de la famille du khan, et l’expédition dans laquelle se lance Guillaume, visant à traverser toute l’Asie jusqu’à Palerme, se voit menacée à plusieurs reprises. Fort heureusement, Guillaume est épaulé par une fidèle de l’épouse d’Ogodeï, experte en combat, et d’Aleksandar de Kestutis, guerrier atypique rencontré dans le premier tome de ce diptyque.

Le cœur de Stupor mundi, ce sont les considérations géopolitiques, davantage que les mœurs des civilisations évoquées (seuls les Mongols ont finalement droit à des développements un peu plus consistants, en particulier sur leur sens très particulier de l’honneur). L’entente possible entre Ogodeï et Frédéric II, que d’ultimes rebondissements s’efforceront de contrer (très beau combat sans paroles aux pages 55 à 60), ouvre sur une alliance surprenante dirigée contre les Mamelouks et les Chinois Song, et qui sait sur des vues ultérieures vers l’Afrique, au-delà de l’objectif cher à Frédéric II qu’est Jérusalem.

Toutefois, cette ouverture aurait certainement mérité des projections un peu plus audacieuses, au moins par le biais de quelques éclairages ponctuels plus lointains sur le plan chronologique… C’est parfois ce qui manque aux albums de la série Jour J situés le plus en amont dans le temps.

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