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Quinzinzinzili

Dors, mon petit quinquin...

mardi 25 octobre 2005, par Maestro

Régis MESSAC (1893-1945)

France, 1935

Quinzinzinzili est considéré comme un classique de la SF française de l’entre-deux guerres. Il est vrai que son propos anticipe en partie sur des romans aussi divers que Sa majesté des mouches de William Golding ou Malevil de Robert Merle. Régis Messac imagine en effet une catastrophe provoquée par les impérialismes divers de l’époque (avec une assez bonne anticipation des alliances de la seconde guerre mondiale) qui provoque l’extinction quasiment totale de l’humanité. Les seuls survivants sont un groupe de jeunes enfants alors en sanatorium, ainsi qu’un de leurs enseignants, qui remplit la fonction de narrateur pour des générations futures aussi improbables qu’ignares.

Car on assiste en fait, à travers ses yeux, à la sûre et rapide dégénérescence de l’espèce humaine, qui replonge dans la vie cavernicole, redécouvre un langage sommaire, le pouvoir de la force et du sexe, et perd toute notion de technologie au profit de la magie et de la religion (Quinzinzinzili étant d’ailleurs le nom de leur divinité). A travers cette régression, on retrouve tout l’humour grinçant de Régis Messac, à commencer par la nature de l’apocalypse, un gaz qui tue les gens un sourire crispé aux lèvres ! Loin de ses convictions anarchistes, le tableau ici brossé véhicule surtout un désespoir et un cynisme qui laisse espérer peu de choses de l’être humain, la revanche de la nature sur la culture, en somme...

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