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MONSTER HOUSE

samedi 26 septembre 2015, par von Bek

Gil KENAN (1976-)

Etats-Unis, 2006

Steve Buscemi, Mitchel Musso, Sam Lerner, Spencer Locke, Maggie Gyllenhaal

Ado, DJ est obsédé par la maison d’en face, vieille bâtisse délabrée. Son propriétaire, l’acariâtre Nebbercracker, s’empare de tous les jouets de ceux qui s’aventureraient sur sa pelouse. Un jour d’Halloween cependant le ballon du pote de DJ échoue sur le gazon maudit et la tentative de l’y récupérer met un terme à la vindicte de l’aigri. L’ambulance à peine partie, la maison semble s’animer et tente même d’engloutir les deux copains puis une talentueuse vendeuse de bonbons. Le trio décide alors de mettre un terme à ce terrorisme immobilier, mais, faute de pouvoir convaincre quelques personnes majeures, doit se résoudre à user d’un stratagème qui ne marche pas aussi bien que prévu.

Si, produit par Robert Zemeckis et Steven Spielberg, Monster House réutilise les technologies des capture (performance et motion) du Pôle Express, conférant ainsi à ses personnages de véritables mimiques et gestuelles dignes des meilleurs sitcom à défaut de l’Actors Studio, c’est surtout par sa réutilisation des codes scénaristiques du cinéma des années 80 qu’il m’a semblé remarquable.

Rien n’y manque en effet, depuis les héros, trois jeunes adolescents guettés par la puberté à défaut de la maturité, jusqu’aux personnages secondaires comme la baby sitter ou le livreur de pizza, looser suprême pourtant considéré comme un demi-dieu par les compères de prouesses adulescentes. L’histoire est délibérément située dans les années 80, point de téléphone portable et d’ordinateurs mais un téléphone sans-fil et des jeux vidéos d’arcades, et intègre quelques mises en scène très classiques comme l’absence des parents de DJ, partis à une étrange réunion dentaire, l’intervention de policiers sceptiques ou l’empathie manifestée envers le vieux solitaire.

Pour qui voudrait saisir l’essence d’un cinéma, inventé par les producteurs mêmes du film de Kenan, je recommanderai Monster House, parce qu’il a su conserver la drôlerie du cinéma des années 80 sans basculer dans le cartoon, ni dans le réalisme social d’un Super 8.

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