Accueil > CINECSTASY > S > S.O.S. FANTOMES

S.O.S. FANTOMES

jeudi 26 juillet 2001, par von Bek

Ivan REITMAN (1946-)

Etats-Unis, 1984, Ghostbusters

Bill Murray, Dan Ayckroyd, Harold Ramis, Sigourney Weaver et Rick Moranis

S.O.S fantômes est digne de figurer dans le palmarès des grands films de S.F. de la première moitié des années 80 aux côtés des réalisations de Spielberg (E.T.) et Joe Dante (Gremlins, Explorers). Il en porte tous les stigmates et possède un cachet caractéristique de l’époque.

Ainsi que le résume fort bien le Dr Raymond Stantz (Dan Ayckroyd) durant le film, l’Université est une aubaine pour les scientifiques qui peuvent ainsi se consacrer à des domaines de recherches que le secteur privé ne cautionnerait pas tout en se nourrissant au sein de l’Alma mater. Mais même pour l’Université de la ville de New York, il est des limites à ne pas dépasser et des chercheurs dans le paranormal à la scientificité douteuse ne constituent pas une preuve de sérieux. Il est vrai que les travaux du Dr Weckman (Bill Murray) sur la télépathie lui servent davantage à draguer les étudiantes qu’à faire progresser la science. Tout comme les recherches du Dr Egon Spengler (Harold Ramis) sur les fantômes apparaissent peu crédibles. Paradoxalement, c’est alors que les thèses de Spengler et Stantz sont confortées par la manifestation d’un spectre à la bibliothèque publique, que l’Université choisit de les mettre à la porte : la définition fondamentale du génie est d’être méconnu !

Fort heureusement, le génie des affaires du Dr Weckman transforme les chercheurs en chasseurs ou plutôt en casseurs de fantômes fondateurs de S.O.S. Fantômes société privée dont la raison sociale se justifie dans la capture des spectres. Que la première personne a faire appel à leur service soit une aussi belle femme que Dana Barrett (Sigourney Weaver) ne pouvait que convenir au Dr Weckman. Son frigo, hanté par une mystérieuse créature cabotine dénommée Zuul, n’est pourtant que le prélude à un déferlement de spectres en tout genre que les ghostbusters, surmenés capturent grâce à des accélérateurs nucléaires portatifs pour les enfermer dans leur prison. Le centre de détention ne répond cependant pas aux normes de la commission d’hygiène municipale qui fait couper le courant et libère ainsi involontairement les fantômes. alors qu’au même moment Dana et son comptable de voisin (Rick Moranis) sont possédés et cherchent à entrer en contact : le maître des clefs doit s’introduire chez le cerbère de la porte pour permettre à Gozer le destructeur, divinité mésopotamienne antique de revenir sur Terre pour détruire le monde et New York.

Sans peur - du ridicule - et sans reproches - enfin presque -, les casseurs de fantômes deviennent la coqueluche de New York. Cette ville est d’ailleurs très bien mise en valeur dans le film mais le spectateur cherchera en vain à trouver dans la réalité l’immeuble fatidique situé au 550 Central Park West (ce qui doit se situer à peu près entre le Dakota et le Museum d’histoire naturelle). Mais ce qui fixe l’attention du même spectateur des années 80, ce sont les effets spéciaux alors d’assez bonne qualité qui permettent aux fantômes d’effrayer la population. La vision du film dans les années 90, après les mirages technologiques de Jurassic Park et autres Titanic trahit par contre un côté vieillot : le bibendum pouvait rivaliser avec le King Kong de John Guillermin mais pas avec le T-Rex de Steven Spielberg.

Reste que le scénario, œuvre de la cervelle inspirée des acteurs Dan Ayckroyd et Harold Ramis, auquel on doit bien plus tard Un jour sans fin avec Bill Murray, constitue une agréable parodie du fantastique lovecraftien. La recette ne serait pas complète sans l’humour pince-sans-rire, les plans drague de Bill Murray et la musique d’Elmer Berstein associée au tube Ghost Busters de Ray Parker Jr. Voilà un cocktail méritant d’être vu et dont le succès engendra une suite, comme de bien entendu, mais aussi des films pour la télé, une série et un dessin-animés, sans parler d’un marchandising au logo célébrissime.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions'inscriremot de passe oublié ?